Comment être identifié 
comme industriel de l’environnement

Le groupe industriel de services à l’environnement souhaitait émerger en tant que tel auprès des publics, notamment des leaders d’opinion. Pour sa première prise deparole signée BETC Euro RSCG, il a finalement fait beaucoup mieux.

1 Objectif
Exister en tant que marque de services à l’environnement

Novembre 2005, les quatre métiers Veolia Environnement abandonnent leur marque historique pour passer sous la bannière du groupe : Cie Générale des Eaux devient Veolia Eau, Onyx devient Veolia Propreté, Dalkia est rebaptisé Veolia Energie Dalkia et Connex Veolia Transport. « Nos marques ne bénéficiaient que d’une visibilité faible en France et quasi inexistante à l’international, explique Bruno D’Arcimoles, directeur de la marque Veolia Environnement. D’où la décision de développer un système de marques autour d’une marque unique représentant l’entreprise et ses services dans le monde. » Restait à cette méga marque, fédérant quatre métiers complémentaires mais distincts, à se faire connaître et comprendre auprès de ses publics, tant interne (300 000 collaborateurs répartis dans 92 pays) qu’externe (clients industriels, clients finaux, futurs salariés, leaders d’opinion, actionnaires…). Qui plus est en se positionnant sur une catégorie inédite.

2 Moyen
Un nouveau positionnement

« Nous avons beaucoup amendé la façon dont il fallait communiquer autour de cette marque, mais au fil des rencontres avec notre client, le positionnement d’industriel de l’environnement est resté, explique Raphaël de Andreis, coprésident de BETC Euro RSCG. Parce que l’entreprise était demandeuse d’un discours de vérité sur les problèmes environnementaux et parce que nous avons pensé que le public était prêt à entendre l’idée selon laquelle les petits gestes ne suffisaient pas, que seuls des moyens industriels permettraient de résoudre les problèmes d’environnement. » En assumant sa condition d’industriel et en se définissant comme le premier pure player des services à l’environnement, l’annonceur créait de facto une catégorie d’activité dont il était le premier donc le seul acteur. Une méthode efficace pour déclasser la concurrence. « Nous n’avions pas d’idée préconçue sur la conduite à tenir, rappelle B. D’Arcimoles, car nous n’avions jamais communiqué auparavant. Nous partions d’une page blanche. » D’où une stratégie de communication ambitieuse, malgré les amendements, visant à faire de Veolia Environnement le premier pure player des services à l’environnement, illustrée par la signature : « L’environnement est un défi industriel ». La marque a construit sa prise de parole autour de trois médias complémentaires : la presse, en deux vagues (juin, puis de septembre à novembre 2006), en PQN, PQR, presse pro et magazine d’information (GRP de 1 450) ; l’affichage aéroport (Orly et Roissy-Charles-de-Gaulle) et la TV (GRP de 450). « La presse et l’affichage aéroport pour sensibiliser les leaders d’opinion, expliquer dans un premier temps que Veolia Environnement était un tout, avant de décliner la même écriture visuelle pour présenter l’entreprise activité par activité, explique R. de Andreis. Pour doter la campagne d’une charge émotionnelle auprès du grand public du pays clé, la France, le dispositif était complété par un film TV. » L’ensemble étant conçu autour de la même idée créative : apporter un autre point de vue sur l’environnement pour illustrer le défi industriel que représente sa préservation. Pour apporter la preuve de la légitimité de l’annonceur en print, les créations conçues par l’agence ont joué la carte de la métaphore par la représentation d’un paysage urbain dont le développement évoque, vu du ciel, un élément naturel (un arbre, le soleil, un poisson…). La copie associée faisant le reste. En télévision, il s’agissait de rendre visible l’activité, mais aussi les 300 000 collaborateurs de Veolia Environnement dans le quotidien de chacun.

3 Résultat
+ 16 points de notoriété auprès du grand public

En termes de notoriété, Veolia Environnement gagne 16 points, à 42 %, auprès du grand public qui ne constituait pas sa cible prioritaire, et 10 points auprès des leaders d’opinion qui connaissent la marque à 97 %. En termes d’impact, ces derniers ont été 62 % à reconnaître au moins une annonce (19 % dans le grand public). Le score d’agrément est également élevé (supérieur au standard) puisque 78 % des leaders d’opinion exposés à au moins une annonce ont aimé la campagne (85 % pour le grand public). « Cette campagne a ainsi enregistré le 3e meilleur score d’impact et le 7e meilleur score d’agrément depuis la création du 66-3, souligne R. de Andreis. En 2006, Veolia a remporté le Prix de la meilleure campagne pro au Grand Prix Impact 66 attribué par la PQR. » Cerise sur le gâteau, le cours de l’action a connu une augmentation de 41,5 % entre juin (début de la campagne) et décembre 2006, « ce qui n’est sans doute pas seulement dû à la campagne, mais quand même… », conclut B. D’Arcimoles.

Valéry Pothain - CB News - www.cbnews.fr